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Chantal
Il y a deux ans on m'a diagnostiqué une PCA.
j ai été traitée par méthotrexate pendant six mois, lorsque je suis retournée voir mon rhumatologue, je lui ai dis que je ne voyais pas de différence avec ou sans ce produit, il m'a répondu "échec thérapeutique" et point final.
Ca l'a mit de mauvaise humeur et il m'a gentiment dit de rentrer chez moi, qu'il n'y avait rien à faire dans mon cas ! Limite, j'ai eu l'impression d'inventer mes symptômes.
Je ne veux pas ennuyer mes enfants qui ont perdu leur père il y a trois ans (d'un cancer). Je trouve qu'ils ont assez eu de chagrin en voyant leur impuissance face à la maladie il m'est impossible d'aborder le sujet avec eux.
Je trouve ça extraordinaire, je n'ai personne vers qui me tourner à part mon généraliste qui, je le sens, est "débordé" par cette maladie! Si quelqu'un connaît le même parcours merci de m'aider à faire face à tout ceci.
Oui, Chantal, l'AFPCA peut t'aider à rencontrer d'autres malades et l'AFPCA propose un forum et un chat.
Emmanuel
Ce que vous allez lire est la globalité de mon parcours. Il va de soit que certaines choses n’ont rien à voir, toutefois quand je m’engage dans une démarche ou je donne tout, par conséquent mon impudeur sur mes maux n’est là que pour essayer d’apporter de l’eau à notre moulin. J’ai lu l’histoire de chacun d’entre vous avec un mélange de tristesse, de compatissance, d’angoisse, et de rage, et je m’engage à vos côtés.
Ecouter mon intervention sur Europe1
MOI
Né le 13/08/1962, je n’ai jamais voyagé hors des frontières européennes et je ne suis pas très sportif. Une corpulence moyenne variant entre + 0 et + 10 kg au-dessus de ma taille depuis mes 18 ans à ce jour.
Dès l’âge de 5 ans un très gros problème gastrique (ma mère m’a fait part que j’aurais même échappé à une dysenterie) avec des diarrhées incessantes, enfant très anxieux, éducation strict à la limite de la violence quand tout n’était pas parfait.
De 9 ans à 17ans admission 2 à 3 fois par an aux urgences pour symptôme d’appendicite avec un ventre se gonflant à vue d’œil comme une baudruche et avec une sensation de coup de couteau dans l’abdomen mais en vain elle est toujours là à 45 ans.
A 17 ans sinusite chronique, ponction des sinus à l’ancienne par un boucher de 75 ans dans son arrière boutique qui ne devait même pas avoir son CAP (et oui c’était un soit disant oto-rhino mais il ne connaissait pas les antibiotiques)
De 17 à 25 ans environs toujours des problèmes gastriques avec des brûlures d’estomac, douleurs au dos, lumbago à répétition, raidissement et douleurs aux cervicales, douleurs aux genoux, douleurs occasionnel 1 a 3 fois par an au testicule gauche s’apparentant à une torsion testiculaire, (mais OUF elle est toujours là).
24 ans, ma première grande joie, j'ai rencontré de mon épouse.
25 à 35 ans environ un problème de peau psoriasis etc. à gauche et droite de la bouche et une plaque brunâtre sur le tibia droit.
A 25 ans j’ai eu la chance de rencontrer un Rhumatologue un peu plus curieux. Il à fait faire une radio de mon bassin et c’est aperçu que comme tout le monde j’avais une jambe plus courte que l’autre d’environ 7 mm. Après la pause d’une talonnette de 5 mm dans toutes mes chaussures et chausson je me suis remis à vivre avec moins de douleur en général.
La phrase suivante peut paraître puérile mais je vous dis tout comme cela me vient.
1er grande douleur à la mort du chien de mes parents après 14 années en sa compagnie et le pire c’est que je ne peux pas dire encore à ce jour que j’aime les animaux mais pourquoi se chagrin ?? je ne sais pas. Un chagrin d’une durée raisonnable 4 à 5 jours environ.
Mon 1er Choc psychologique 30 ans avec le décès de mon père (nourricier). Cela a été une grande douleur et un effondrement personnel. J’ai eu l’impression de ne pas l’avoir assez remercié. Je lui avais aussi caché ma bonne évolution dont je me sens redevable en partie. Cela a été pour moi une très longue grande souffrance.
De 30 à 35 ans un lumbago à répétition sans arrêt de travail car un homme çà ne se plaint pas et ne pleure pas. Durant la même période, j’ai eu une Fibroscopie pour les brûlures d’estomac incessantes. RAS !
De 34 et 36 ans le bonheur j’ai connu le bonheur avec la naissance de mes filles.
A 35 ans environ, J’ai trouvé dans mon mouchoir mon premier petit morceau de mon cartilage nasal gros comme une petite lentille. Début des gènes respiratoires, toux incessantes, yeux qui pleurent. Mon médecin traitant met cela sur le dos des allergies saisonnières dû aux graminées, alors j’ai une prescription de corticoïde par voie aérienne, SYMBICORT ou ECHOBEC. Super cela me requinque systématiquement.
A 38 ans un prélèvement cartilage nasal pour la recherche d’un Wegener en vain (résultat négatif) donc on vit avec.
A 40 ans environs j’ai l’impression d’avoir du mal à suivre une conversation avec un interlocuteur lors de réunion, test auditif RAS. Je fais également un test du sommeil car j’ai une grande tendance à m’endormir au volant, rien de bien méchant à la vue des résultats mais le médecin me préconise tout de même du MODIODAL (médicament pour les narcoleptiques) à utiliser lors des conduites sur plusieurs centaines de kilomètres.
A 44 ans, du jour au lendemain, Je ne peux plus lire les petites lignes d’un journal. Je pense que cela est normal la quarantaine : port de lunette pour voir de prêt et tout est OK.
RESUME
Depuis une dizaine d’années, brûlures œsophagienne, douleurs aux genoux, difficultés à respirer 3 à 4 fois par semaine, impossibilité de dormir du coté gauche et sur le dos, une grande fatigue avec somnolence la journée et tendance à l’endormissement au volant, difficultés à suivre une conversation en réunion because audition, brûlure dans tout le corps par poussées de 30 mn à 2 heures, brûlure dans la verge, irritabilité constante. Des croûtes dans le nez, ce n’est pas beau et ce n’est pas propre de mettre son doigt dans le nez mais, désolé, quand au moins deux fois par jour par mouchage ou par curetage on retire un morceau malodorant gros comme une lentille, au diable la coquetterie.
De novembre 2007 jusqu’au début janvier 2008 j’ai eu une sensation de grande chaleur sur le pavillon des oreilles l’une après l’autre et une démangeaison du nez. De ce fait je fais comme le lapin de mes filles, je le fais bouger tout seul. J’ai des difficultés respiratoires par moment dans la journée avec une constipation importante (nouveau pour moi).
Galère !!!
malih
Je suis née il y a 38 ans
avec un pet de travers. Je crois que j'ai tout eu, maladies
rares, et interventions très rares. Un cas fascinant pour
la médecine mais moins pour moi.
Mariée, 4 enfants de 16,
10, 8 et 7 ans j'ai une PCA déclarée depuis 2001. Apres
la naissance de ma dernière, les crises d’oreilles en chou
fleur ont augmenté, puis une toux énorme avec une
réanimation
importante. Biopsie de l’oreille ok, effondrement de la
trachée, je prenais
déjà 1gr de cortisone par jour, pour moi le pronostic vital était
en jeu. Le professeur en Médecine m 'a posé un PAC comme
pour les cancers, et j 'ai reçu des perfusions d'endoxan pendant
2 ans à raison de 1 /sem. Ensuite immurel, methotrexate
et j’en passe...
Maintenant ça va mieux, je gère les crises
avec la cortisone. Mais rassurez vous, y a pas un jour
ou je n’ai
pas mal quelque part.
Soyez fort et positif! le
moral compte beaucoup dans ce genre de maladie. J’ai eu
tout les effets Kiss Cool de la chimio pendant 3 ans, pas
de cheveux, les vomissements etc. . Mais je suis là parmi
vous, alors que les médecins me donnaient 3 mois à vivre.
N'hésitez pas à me contactez par le biais de l'AFPCA,
aujourd’hui je lutte pour ma PCA et le cancer avancé de mon mari,
il faut se battre pour les enfants, pour la famille pour
la VIE.
Courage!
Pilou
J'ai 32 ans, mariée
et maman de deux adorables petites filles.
Mes problèmes de santé ont
débutés en juin 2002. Gros ganglions
au niveau du coup (disparus subitement avant la biopsie
!!), gros rhume et bronchites à répétition.
Comme traitement un peu de cortisone et antibiotiques.
Mais rien à faire, les choses persistent, perte
du goût de l'odorat et une toux de plus en plus
persistante. Et là, en juillet 2002, la petite
graine a germée, j'attends ma 2nd fille. Pour
mon médecin, c'est ma grossesse qui accentuait
mes problèmes !! Bon je veux bien croire un peu
mais là... je prends les devants et je contacte
un pneumo (au bout de 5 mois). Là incompréhension,
les EFR sont catastrophiques, il me demande quelles maladies
enfantines à pu me provoquer une dilatation des
bronches. Stupéfaction, je n'ai jamais eu de problèmes
pulmonaires dans mon enfance. J'ai eu de nombreux examens,
des injections de tégéline, des antibiotiques
(par 2 ou 3) et bien sûr de la cortisone.
Avril 2003 Bébé fait
son apparition, quel bonheur, mais la toux gâche
la fête, pendant ses premiers mois, j'ai du mettre
un masque à chaque fois que je m'occupais d'elle,
n'ayant plus d'odorat, je n'ai pu sentir son odeur de
bébé... Les choses étaient sensées
s'arranger avec l'accouchement et là c'est la
catastrophe, grosse poussée de température,
encombrement des bronches, quasiment 40° de température
en pleine canicule, à claquer des dents, mon entourage
se sent impuissant et a mal pour moi. A aucun moment
il n'y a eu un doute sur la maladie, mais laquelle ???
Début 2004, lors d'une
visite chez mon pneumo (qui est un homme formidable), je
lui parle de mes problèmes articulaires, surtout
aux mains, mes doigts restaient bloqués sur mon
balai !, de grosses difficultés à porter
les casseroles. Il réagit aussitôt et me confie à une
de ses collègues en médecine. Séries
de test, de nouveau je raconte mon histoire et là tout
de suite elle pense à des maladies de système.
Elle présente mon dossier dans un gros centre hospitalier
de ma région et là le verdict : le dossier
est trop compliqué pour nous, envoyez là à Paris à la
Pitié Salpêtrière.
Quel choc !! Ne pas pouvoir être
soignée près de chez moi. Rendez-vous
pris avec un Professeur et là, au premier coup
d'œil, voit mon nez. Ensuite questionnaire... il
m'annonce je vous hospitalise la semaine prochaine pour
3 jours. Gros Gros choc, j'en pleurais, comment faire
avec mes deux poussins, en plus je venais de perdre mon
grand-père. 15 juillet : hospitalisation. J'y
suis restée 10 jours, quelle angoisse. On ne me
disait rien, on me faisait refaire les scanners, je ne
vous dit pas le nombre de tube de sang qu'on m'a prélevés
!! Au bout de 10 jours le diagnostic tombe : Polychondrite
atrophiante !!!???? là le Professeur
s'installe près de moi sur mon lit, et m'explique
en langage clair ce que ça signifie.
Et m'annonce quelques séances de chimio.
Je rentre à la maison en ambulance, dur dur. J'annonce
la couleur à ma famille. Quel soutien, quelle
solidarité. Et là mon mari me demande
en mariage. A partir de là, je prends conscience
de la situation et décide de me battre, je retourne
pour mon bilan en janvier et là grosse surprise,
les choses s'améliorent. Je commence mon traitement
par l'imurel + la cortisone et j'ai oublié, les
fameuses séances de kiné respiratoires
(300 en tout !!) e me suis mariée en septembre
2005 et en janvier 2006 je reprenais mon travail, 3 mois à mi-temps
thérapeutique et depuis à temps plein.
Ce message pour vous dire qu'il
ne faut pas perdre espoir, bien au contraire. Et merci
encore à la bande à Nono pour son accueil
et son soutient.
Virginie
Odile
Je m'appelle Odile, j'ai 51 ans, 4enfants, 2 petits enfants.
Après plusieurs années de gros problèmes inflammatoires inexpliqués dont une chondrite du nez, des vascularites de l'œil, puis une atteinte de l'oreille gauche avec surdité définitive, on m'a mise sous prednisone après plusieurs BOLUS de cortisone lors de ces atteintes.
Dès que je baissais un peu la prednisone une autre inflammation surgissait de plus en plus importante. J'ai failli me retrouver complètement sourde et aujourd’hui j'ai de très gros problèmes d'équilibre et je suis en rééducation vestibulaire.
Je suis maintenant sous traitement d’Azathioprine « Imurel » 50mg depuis 18 mois, ce qui me permet aujourd'hui de baisser la prednisone à 4mg.
Voila en résumé mon histoire, je
commence à envisager le futur plus sereinement grâce au traitement immunosuppresseur que je supporte bien malgré quelques petits problèmes
sanguins.
Babou
Babou
et ses débordements (mon coup de gueule sur Europe1)
10
avril 1955, dimanche de Pâques....les cloches passent
et larguent une copine à elles dans un jardin...Babou
vient de voir le jour!!! Et comme cloche, elle se pose
là!
1957,
gros pépin dans la vie de ce poupon. Ma Maman
est très malade, elle a un purpura thrombopénique
idiopathique et une leucémie. Elle est
hospitalisée durant 6 mois et se sort de tout ça
de façon miraculeuse....Les infirmières
l'avaient surnommée "Madame Chasse Cafard"!!!
Vous verrez que ça doit être de famille!!! Je
continue mon petit bonhomme de chemin, adolescente sportive
(10 ans de natation à haute dose) et surtout intrépide,
voir casse coups, j'ai une passion dévorante...la
moto. A croire que mon berceau était à moteur!!!
Je
continue à avancer dans la vie à toute
vitesse.... et me voilà Maman de deux jolies filles,
Mallory et Maëlle. Deux accouchements difficiles,
transfusée pour les deux, j'ai choisi les bonnes
années....1980 et 1982. Et ben non....je
passe au travers, j'ai eu droit à du sang propre.
1986,
Mallory est malade, et l'on m'annonce en catastrophe,
un syndrome de LYELD, maladie orpheline.
On me la sauve in extrémis...OUFFFFF tout
va bien.
Deux
mois plus tard, Maëlle me fait la même, des
fois que je n’ai pas bien compris à la première
couche!!! Bizarrrrrrreeee toutes ces maladies orphelines
dans la famille?
Mais
Babou va toujours bien.
1991,
ma santé déraille grave, la cloche commence à avoir
les ailes en vrac. Je n'ai quasiment plus de fer dans
le sang, et personne ne comprend le pourquoi du comment.
On me shoote à la ferraille, mais rien n'y fait,
mon organise ne veut pas fixer.
1996,
mon couple bat de l'aile (décidément, tout
ce qui vole ne me porte pas chance) et ma santé est
loin de s'améliorer. Anti dépresseur, anxiolytique,
somnifère...c'est la panoplie complète
de la dépression. Cerise sur le gâteau,
on me découvre une anémie plus qu'avance,
les globules blancs montent en flèche et les globules
rouges prennent des vacances prolongées, ça
promet de beaux jours!!!
1997,
patatras, c'est le divorce et un virage à 300°.
Je quitte la région parisienne et viens m'installer
dans les Pyrénées, des problèmes
plein la tête...
Juillet
1997, je suis terrassée par une fièvre
de cheval (41°8) et j'ai les deux oreilles qui ont
quadruplé de volumes. Je ne comprends pas ce qui
m'arrive...15 jours plus tard, vlan, la même crise,
la même fièvre...et un médecin me
soigne pour une otite.
Novembre
1998, je développe un œdème de Quick
et suis hospitalisée en urgence. Analyses de sang,
radio, osculation du bout des doigts de pieds jusqu'à la
racine des cheveux....une dermatologue est persuadée
que c'est une allergie....mais à quoi ???? Mystère!
Seul
signe inquiétant, je totalise à moi seule,
plus de 25000 globules blancs....ce n’est pas normal
du tout qui disent les toubibs....Ben moi je veux bien,
mais c'est quoi ????
A
partir de là, commence une spirale dont j'ai l'impression
que je ne verrais jamais la fin. Dommage que l'on ne
fasse pas de carte d'abonnement pour les urgences, j'y
atterris en moyenne 2 fois par semaine!!! Mais toujours
personne pour me donner une réponse. Je deviens "un
cas pour la science". Aucun autre signe clinique
pour orienter les médecins. Aux vues de mes radios,
analyses et tout le tintouin, je vais bien...???
Mars
1999, mon médecin traitant prend le bélier
par les cornes (ben oui, 10 avril...je suis Bélier)
et m'envoie en médecine interne. Là, je
fais la rencontre qui va changer beaucoup de choses.
Le
professeur qui me reçoit, identifie une maladie syndrome
de Gougerot-Sjögren. Effectivement, la
seule chose que je puisse expliquer, ce sont des plaques
rouges qui sortent aux niveaux des articulations (épaules,
hanches, coudes, genoux) et les dites articulations qui
se bloquent. Autre symptômes, j'ai le dessous des
pieds en feu, au point d'avoir du mal à marcher.
Mais je ne pense pas à parler de l'épisode
oreilles .... Je
suis sous Plaquenil à partir
de ce jour.
2004....l'année
Jumbo!!!! Une fois par mois, j'ai les oreilles qui deviennent
rouge cramoisies, elles sont énormes et le tout
s'accompagne de poussées de fièvre, le
minimum étant à 41°. L'épisode
dure environ 1 semaine et me laisse délavée
comme un torchon.
Octobre
2004, je retourne voir mon professeur en médecine
interne et lui parle forcément de mes oreilles. "Vous
les avez prises en photo?"....Heu, non, ce n’est
pas joli joli comme photo....Mais il est certain de savoir
ce que j'ai, Polychondrite Atrophiante. C'est quoi cette
bestiole??????? Petit tour sur internet, et là,
ce n’est pas une cloche que je prends sur la tête,
mais toute la compagnie qui m'a larguée 49 ans
plus tôt.
Ceci étant
dit, mon professeur m'explique bien les choses et me
demande si je suis prête à tenter des essais
thérapeutiques. Ben pourquoi pas, de toute façon,
déglinguée pour déglinguée,
autant tout essayer. Nous sommes très peu de malades,
donc pas de recul et encore moins de statistiques.
Ce
qui me soulage le plus, c'est que l'on vient de me confirmer
que je n'étais pas le malade imaginaire, contrairement à ce
que beaucoup de gens me disaient...J'ai mal partout,
pas une articulation ne passe au travers, mon nez n'est
plus celui que j'avais à 20 ans (bon, d'accord,
j'ai plus 20 ans non plus...mais quand même) et
ma trachée me rappelle qu'elle est un élément
indispensable à la respiration et que, quand elle "déconne",
ben je m'étouffe!!!
Donc,
nous tentons les nouveaux traitements anti TNF...et divers
autres, histoire de transformer mon intérieur
de moi même en usine chimique, voir explosive!!!
3
ans plus tard, je prends, chaque jour, 1 disulone, 5
novatrex par semaine, et 1 perfusion de Remicade toutes
les 6 semaines (ce que j'appelle le passage en machine à laver)
et je vais presque bien....mais je ne sais pas être
raisonnable, donc, forcément, ça fausse
un peu le résultat!!!
Je
me suis remise au guidon d'une moto, à 53 ans,
quelle victoire sur la maladie!!!!!!!!!
J'ai
un moral d'acier et ai décidé que la PCA
ne me bouffera pas!!!!!!
Je
suis prête à essayer d'autres traitements
si cela doit faire avancer les choses et même si
ce n'est pas forcément pour moi mais pour d'autres
malades.
Je
ne remercierai jamais assez le Forum et la bande à Nono
pour le soutien moral qu’ils m’ont apporté et
le soleil qu'ils ont accroché au dessus de ma
tête, et rien que pour ça, je suis prête à abattre
des montagnes....heu, pas celles en face de chez moi,
je ne veux pas les prendre sur la tête.
A
vous tous qui vous battez contre la PCA, ne baissez pas
les bras, ne vous avouez jamais vaincus, en nous serrant
les coudes nous la terrasserons!!!!!!
Babou
Coralie
Je
m’appelle Coralie, j’ai 11 ans et un petit frère Maxime
de 7 ans.
J’ai décidé de me battre pour sauver ma maman MUMU et aider
tous les membres de la Bande à Nono. coraliepetitenonette@free.fr
UNE MALADIE ORPHELINE
INCONNUE POUR BEAUCOUP DE MONDE
UNE MALADIE QUI VOUS DETRUIT CHAQUE JOUR UN PEU PLUS
QUI EST ELLE ? Très maligne, de type auto-immune :
La Polychondrite Atrophiante est une condition chronique
rare du cartilage, qui est caractérisée par des épisodes
récurrents de l'inflammation du cartilage
de divers tissus du corps. Les oreilles, le nez, les
jointures, la colonne vertébrale,
la trachée, les yeux, le cœur et les vaisseaux sanguins,
qui ont une composition biochimique semblable au cartilage,
peuvent être affectés.
Difficilement décelable, les 3 premières années sont
souvent dramatiques et imposent au clinicien de les dépister
pour ne pas retarder une prise en charge thérapeutique
parfois lourde.
- L’évaluation de l’efficacité des traitements est rendue
très délicate au cours
de la Polychondrite Atrophiante en raison de sa rareté,
de son hétérogénéité et
du caractère spontanément fluctuant et peu prévisible
de son évolution. La Polychondrite
Atrophiante n’a fait l’objet d’aucun essai thérapeutique
contrôlé.
Mais la Bande à Nono est là
SOUDEE - MOTIVEE –DETERMINEE
Elle mettra tout en œuvre pour retrouver les personnes
atteintes de cette maladie et aider la médecine à avancer.
Nous visons :
TOUTES LES PERSONNES ATTEINTES DE
PCA mais aussi
leur famille alors :
Si vous pensez pouvoir nous aider,
Si vous faîtes partis du corps médical,
Si dans ce message vous vous
reconnaissez, n'hésitez pas à nous rejoindre. On vous
accueillera chaleureusement car le « moteur » de la bande à Nono
c’est le fervent espoir de voir un jour
la PCA vaincue avec comme « carburants » :
L'ENTRAIDE --- LE SOUTIEN --- LE
RECONFORT --- LES CONSEILS --- LA MOTIVATION
L'ENVIE DE NOUS BATTRE DE TOUTES NOS FORCES
et le tout dans : LA BONNE HUMEUR ET L’HUMOUR ---LA CONVIVIALITE
--- LE RESPECT MUTUEL
Vous pouvez nous retrouver sur le lien Internet ci-dessous
:
http://polychondrite.forumactif.fr/index.htm
Sylvie
Voici
ma petite histoire qui fut quand même longue à diagnostiquer.
Le
tout a débuté le 1er avril 1997 par une
vilaine toux qui ne voulait pas guérir. Après
3 mois d'antibiotiques aucune amélioration de
mon état. Donc mon médecin décide
de me référer à un pneumologue mais
voilà que j'arrive à avoir voir un rendez-vous
en août. Suite à cette visite je commence
l'utilisation de pompes de Ventolin et de Flovent (pompe
de cortisone) ainsi qu'une évaluation en cardiologie,
tests de fonctions respiratoires ainsi que bronchoscopie. Et
là ce n'est pas possible mes fonctions
respiratoires sont abaissées de 50% à l'effort. Donc
on pense tout de suite à une cancer au niveau
des poumons mais ils ne découvrent rien lors de
la bronchoscopie. Les médecins ne comprennent
plus rien. Les traitements ne répondent pas comme
ils devraient. C'est l'incompréhension totale.
Tout ça dure un an et mon état se détériore
sans cesse, je tousse, tousse, tousse. Je ne dors
plus la nuit, je tousse trop et avec tous ces problèmes
je dois quand même continuer à travailler. Ils
disent qu’'ils ne peuvent pas m'arrêter de
travailler parce que je tousse. J'arrive à peine à faire
mes journées. Je n'arrive même
plus à manger car quand je mange, je tousse encore
plus.
Je
trouve que ça n'avance pas assez
vite donc je consulte un spécialiste
en médecine interne. Celui-ci
me fait repasser toute la gamme des examens
que j'ai déjà passés
soit tests fonctions respiratoires, bronchoscopie,
médecine nucléaire et j'en
passe....
Il ne comprend pas, mes tests sont vraiment inquiétants. Il
décide donc de me traiter de la même façon que les autres. Sans
succès. Il ne sait plus quoi faire. Il pense que c'est psychologique
et me suggère des petites pilules pour oublier. Je l'ai donc envoyé promener
avec ses pilules.
Donc
en 1998 ils décident de transférer mon
cas dans un autre centre hospitalier où ils sont
encore plus spécialisés au niveau pulmonaire. Je
rencontre donc une jeune pneumologue qui débute
dans son métier. Je dois donc recommencer à compter
ma vie. Mais cette femme est un trésor. Elle
est à mon écoute. Je dois donc encore
recommencer toute la série de tests, fonctions
respiratoires, bronchoscopie, cardiologie, résonances
magnétiques, scanner, etc. .... C'est la
confusion totale, je tousse encore, mes fonctions respiratoires
diminuent dangereusement, j'en suis à 65% de diminution à l'effort. Elle
commence donc encore une fois le même traitement
que les autres. Voyant en janvier 1999 que les
traitements ne répondent pas, elle décide
de m'hospitaliser pour un traitement de cortisone par
intraveineuse pour 5 jours. Je suis restée
15 jours à l'hôpital. Le traitement
intraveineux a échoué. Ils ne savent
plus quoi faire. Je tousse tellement qu'ils sont
obligés de me donner une chambre privée
pour ne pas déranger les autres patients. Je
passe une 4e bronchoscopie et là il y a à peu
près 25 pneumologues pour tenter de voir ce qui
peut se passer. Ma trachée est très
irritée et s'affaisse. Pendant ce temps je
suis rendue épuisée, je pleure beaucoup
car je suis bien tannée de tout ça. Rien
ne peut améliorer mon état. Donc pour
eux si je pleure tant que ça j'ai peut-être
des problèmes psychiatriques.
Ils
décident donc de me faire voir en psychiatrie
ce qui me met dans tous mes états. Je sais
que je n'ai pas de problèmes de ce côté mais
j'accepte pour voir ce qu'ils vont dire. Je dois
donc raconter ma vie de A-Z depuis ma naissance. Pendant
ce temps je tousse toujours. Ils décident
donc un traitement d'antidépresseurs que je ne
veux pas prendre mais que je prends pour leur faire plaisir
et qu'heureusement j'arrêterai au bout de 2 mois.
Après
l'échec de leurs traitements lors de l'hospitalisation, ils
m'annoncent donc qu'ils ne peuvent rien faire pour moi
et devant la gravité de mon état, ils décident
de me déclarer invalide. Je ne pourrai pas
reprendre mon travail d'adjointe administrative que j'adore. Je
n'en reviens tout simplement pas. Ça fait
2 ans que je travaille, malade et incomprise et maintenant
me voilà invalide à vie. Quel choc. Je
n'accepte pas ce verdict et leur mentionne que je serai
en congé de maladie et que mon invalidité sera évalué à tous
les mois avant d'être officialisée après
1 an.
Pendant
tout ce temps mon état ne s'améliore pas
jusqu'à ce que ma pneumologue me suggère
un traitement pour tenter de soulager ma toux. Ça
n'a jamais été essayé mais pourquoi
pas. Il s'agit d'un traitement par nébulisation. Je
dois à l'aide d'un masque respirer un médicament
appelé "xylocaïne", médicament
utilisé par les dentistes pour geler les gencives
afin de pouvoir travailler sans douleur. En
respirant la xylocaïne, mes voies respiratoires
et me poumons gèlent et par le fait même
arrête ma toux. Je dois donc utiliser
un compresseur pour permettre d'avoir un jet par nébulisation
et ça 4 fois par jour. Après
le traitement je ne dois ni boire ni manger car l'effet
du médicament dure 1 heure. Je pourrais donc
m'étouffer mais au moins j'éprouve enfin
un soulagement de quelques heures par jour.
En
plus de tous ces problèmes je tente de soulager
mes oreilles qui sont rouges et font très mal. Ça
brûle beaucoup. J'en parle à mon médecin
qui me donne des antibiotiques mais sans succès. Je
n'arrive même plus à dormir dessus. Je
décide donc de me fabriquer une sorte d'oreiller
avec une grosse éponge. Je perce un
trou au milieu de l'éponge pour ainsi me coucher
sans que mes oreilles touchent à quoi que ce soit. Je
vis donc avec ça pendant 1 an sans relâche
et pendant cette année là je me réveille
donc un matin avec le "Zona". De
quoi devenir fou. Je ne sais plus quoi faire de
moi-même. Je tente donc de survivre avec toutes
ces visites en médecine, mes traitements et ma
toux.
Et
voilà qu'en janvier 2000, mes assurances collectives
me prient de demander ma rente d'invalidité à vie. Ce
qui met fin à mes espoirs de réintégrer
mon travail que j'adorais. Ça m'a pris 1
an à accepter ce fait mais suis toujours dans
la même situation.
Je ne mange presque plus, je perds du poids et je suis bien découragée
ainsi que ma famille. Eux aussi sont tannés de m'entendre tousser
comme cela. C'est très dérangeant pour tout le monde.
En
2000, je m'aperçois qu'il me pousse une bosse
sur mon nez. Je me demande pourquoi et n'en fais
pas de cas mais à la fin de 2002, j'en parle à mon
médecin de famille qui me fait passer une radiographie
qui ne décèle rien. Pour eux tout
est OK.
Au
début de 2003, ma pneumologue veut que je refasse
une autre bronchoscopie afin d'évaluer d'installer
un "stent" ou ressort au niveau de la trachée
pour éviter l'affaissement. Je me présente
donc à l'hôpital et voilà donc que
la pneumologue qui me fait subir ce test aperçoit
mon nez affaissé et c'est là que le tout
s'est éclairci, la PCA venait d'être découverte. Elle
venait de mettre le doigt sur le bobo. Elle est
même allée chercher sa caméra pour
prendre des photos de mon nez. Ça a pris
6 ans pour s'apercevoir de tout ça.
Et
là c'est reparti, je crois qu'il n'y a pas un
test que je n'ai pas passé, scanner,
résonances magnétiques, scintigraphie osseuse,
fonctions respiratoires, etc, etc...
Ce
fut un choc d'apprendre que j'avais la PCA. Je suis
allée tout de suite sur internet pour découvrir
les horreurs de cette maladie. Le découragement
s'en est suivi. En lisant tout ce qui se disait
sur cette maladie sur le net, pour moi mes jours étaient
comptés.
Le
traitement a donc commencé par 50
mg de cortisone par jour pendant 6 mois puis par la suite la méthotrexate. Au
bout d'un mois je ne toussais plus. Quel soulagement.
J'ai
donc appris à vivre avec la PCA, mes fonctions
respiratoires se sont stabilisées avec 70% de
pertes à l'effort (ce qui aurait pu être évité si
le diagnostique s'était fait plus rapidement). Avec
les années je me suis organisée une vie
que j'aime, j'en profite. Je sais quand m'arrêter. Je
dois me reposer souvent, plusieurs siestes par jour mais
au moins je sais que mon état est stable et que
je peux vivre encore longtemps.
Depuis
3 mois, je teste un médicament qui s'appelle "Kineret" qui
est présentement utilisé pour soulager
l'arthrite rhumatoïde mais qui a été essayé avec
succès en Angleterre sur des gens souffrant de
PCA. Le tout se fait sous injection journalière.
Le but est d'abaisser ma prise de cortisone.
J'éprouve
présentement une amélioration de mon état
au niveau respiratoire.
Et
depuis maintenant presque 2 ans, j'ai rencontré des
gens formidables sur le net. Je ne me sens plus
seule. Ils sont à l'écoute de tes
joies et tes peines et sont toujours là pour agrémenter
ma vie. Avec eux, les jours sombres deviennent ensoleillés. Nos
proches où nos amis continuent leur vie et souvent
nos souffrances deviennent pour eux normales et n'en
font plus de cas donc avec ce forum les distances sont
oubliées.
Une
personne heureuse de vivre.
Sylvie (votre amie du Québec)
Futal
C’est
l’histoire d’un mec……… qui
a mis plus de 4 ans à comprendre ce qui lui
arrivait.
C’est
l’histoire d’un mec ………qui
n’aurait pas pu vous conter la suite si sa ballade à tâtons
dans le brouillard avait duré 6 mois de plus.
Et
là, ce mec, en 2004, il a pu dire un grand merci à la
médecine d’avoir mis un nom sur
ce qui le rongeait sournoisement et d’avoir en
urgence mis un bouclier de cortisone entre cette PCA
nouvellement identifiée et ses cartilages bien
torturés ; notamment ceux des bronches dont
l’inflammation ne lui permettait plus de respirer
normalement.
Avec
un peu de recul c’est aussi un grand cri de « honte à la
médecine » qui s’échappe
de mes lèvres. Pourquoi a t’elle mis aussi
longtemps avant de diagnostiquer mon mal ?
Ca
explique qu’aujourd’hui je me bats avec vous
pour que cela n’arrive plus, pour que la PCA soit
connue, reconnue, identifiée rapidement, par tout
le corps médical, et pas seulement par des spécialistes
trop peu nombreux à la contrôler (à défaut
de l’éliminer).
Que
la recherche découvre un marqueur spécifique
et le tour est joué. Ce n’est pas ça
qui guérira la PCA (dans un premier temps), mais
que de mois et d’années gagnées pour
appliquer le traitement le plus adapté, que de
dégâts physiques évités à tous
ceux qui ne savent pas encore que la bête va s’attaquer à eux,
qu’elle est déjà en eux.
Juste
pour démontrer que la PCA est maline (ou maligne ?),
je peux vous retracer en résumé mon itinéraire
d’errance qui, j’en suis persuadé,
est différent du vôtre.
Juin
2000. Roland-Garros. Chemisette. Grand soleil. Les champions
transpirent depuis des heures sur le central. Je découvre
sur mes avant-bras des plaques bizarres qui ne ressemblent
pas à des coups de soleil. Les jours passent, ça
ne part pas, ça se répand sur le torse.
Le positif c’est que ça fait pas mal. La
dermato de ville : « lucite, lupus,
allergie ?? ». Médicaments divers
et variés restent sans effets. On passe à la
biopsie : résultat = */ ?£$# »& !!!!.
enfin rien de compréhensible pour le patient.
Transfert du dossier à l’hôpital Saint-Louis.
Re-examens, re-biopsies, entre temps les plaques gagnent
les membres inférieurs .
Néanmoins
l’état général reste bon.
Je cours le marathon de New-York en novembre 2000 ;
je grimpe aux tours jumelles avant qu’elles ne
disparaissent. Puis je cours le marathon de Paris en
avril 2001 ; mais ce fut le dernier. En 2002 les
douleurs articulaires ne me permettaient déjà plus
de m’entraîner normalement. Mais jusque là et
jusqu’au diagnostic, je n’ai jamais
pensé qu’il pouvait y avoir un rapport entre
ma peau de marsupilami (qu’on avait baptisée
syndrome de Jessner-Kanoff histoire de trouver un nom),
mes arthralgies et mes premières chondrites très
douloureuses, au nez, fin 2003. Il faut dire qu’à cette époque,
je zappais sur mes problèmes à grands coups
de Diantalvic, car ma mère âgée ne
se remettait pas de la canicule et s’éteignait
dans une longue agonie. La poussée et le psychisme ?
Vous aussi vous en parlez… Pour soigner cette
poussée j’ai droit à un antibiotique
prescrit par l’otorhino, puis à un autre
antibiotique prescrit par la dermato de ville. Ca n’agit
pas mais, à la longue, ça finit par se
calmer, puis passer. En 2004, les arthralgies continuent.
Je consulte pour un genou douloureux et finis par me
faire opérer d’un ménisque. Un mois
après j’essaye de trottiner à nouveau,
mais au bout de 50 m je suis complètement essoufflé et
dois m’arrêter.
Le
rhumatologue me prescrit une radio du dos. J’en
profite pour en demander aussi une pour les poumons.
Pour le dos RAS. Par contre, en voyant mes bronches,
le radiologue m’interroge sur ma consommation de
tabac. Ca faisait 16 ans que j’avais arrêté !!!
Parallèlement,
en août 2004, j’effectue un déménagement
dans le sud, en prévision de mon départ
en retraite en fin d’année dans des conditions
de fatigue extrême. Une chondrite nasale démarre,
suivie en septembre d’une épisclérite
(inflammation de l’œil) et d’une chondrite
auriculaire. Je ne vois toujours pas le rapport avec
ma peau ravagée depuis 4 ans. Mais quand je retourne
voir la dermato de l’hôpital Saint-Louis
et que j’évoque à tout hasard mes
autres problèmes, un grand silence se fait. Elle
finit par me dire « j’ai trouvé ce
que vous avez … c’est une polychondrite…je
vous fais une biopsie à l’oreille…je
vous hospitalise immédiatement…».
Je passe sur le dialogue qui s’en est suivi. J’avais
pour seule consigne de ne pas aller voir sur internet
(recommandation que bien entendu je n’ai pas suivie).
J’obtiens 3 jours de sursis pour me retourner et
rentre à l’hôpital le 28 septembre
(jour de mon anniversaire !!). Il était temps.
Je passe 2 nuits à plus de 40° de fièvre.
J’ai droit à une longue série d’examens.
Puis débute la corticothérapie de choc :
3 perfs à 500 mg. L’effet est immédiat.
Pendant ce temps, j’ignorais que ma petite femme
pleurait toutes les nuits en surfant sur Google/PCA.
Au bout de 10 jours, je sors en pleine forme ; mal
nulle part ; hyper-excité ; je ne dors
plus que 2 h par nuit. Il faut dire qu’avec 90mg
de cortisone….Il faut en plus s’habituer
au régime sans sel/sans sucre. Mais la vie est
belle, le vin reste autorisé (avec modération
bien sûr). En 3 semaines (hôpital inclus)
j’ai perdu 10 kg (dommage que je les ai repris
depuis). Je découvre que cette PCA s’est
dotée d’une alliée au nom bizarre :
la myélodysplasie (qui fait que ma moëlle épinière
est un peu paresseuse et ne produit pas suffisamment
de globules). Je reprend le travail pour les 2 derniers
mois de ma carrière professionnelle sans gêne
particulière. Puis retraite au 1/1/2005.
Ca
fait maintenant 3 ans que je connais mon adversaire. On
ne se quitte plus. On s’observe. Jusqu’ici, aucun
des 2 n’a pris l’avantage sur l’autre.
Mes armes principales s’appellent consultations, analyses,
traitement, activités physiques et moral d’acier.
La gestion des posologies avec pour objectif la diminution
de la corticothérapie me fait vivre des hauts et des
bas ; mais on fait front, avec l’aide de Carile
mon épouse et des copains/copines du forum. La naissance
et le développement de l’AFPCA constituent également
un évènement porteur d’espoir dans
la lutte contre la maladie.
Anne
J'ai commencé ma
vie ( à Rennes en 1954 )
avec des problèmes osseux: Ostéomyélite d'une
l'épaule à 15 jours soignée difficilement
pendant trois mois par pénicilline.
Puis problèmes de polyarthralgies (à partir
de 1977), évoluant
par poussées, améliorées au cours
de mes deux dernières grossesses 1978 et 1982 .
En 1983 j'ai
commencé à cause de plusieurs fibromes hémorragiques à avoir
de sérieux problèmes d'anémie. Mon état
de santé s'est beaucoup dégradé ce
qui eu pour conséquences de me faire opérer
( ablation de l'utérus ) avec transfusion de deux
poches de sang, en février 1985.
Hospitalisation
( en 1984 )
après une nouvelle poussée d'arthralgies
et une première poussée de chondrite ( nez
et oreilles ). Mon bilan sanguin était NORMAL, et
on a avancé un diagnostic de « présomption » de
polychondrite atrophiante, sans certitude, traitement de
sortie : MAG 2 !!! car manque de magnésium, seule
anomalie retrouvée . Mon rhumato de l'époque
ne m'en a rien dit de plus.
Pendant un an et demi j'ai souffert de douleurs violentes
pendant quelques jours d'un coté du sternum qui évoluaient
par périodes et revenaient et sans explications
des médecins, traitée par antalgique. J'ai
eu aussi des douleurs ( plus sourdes ) au niveau des
côtes flottantes bilatérales par périodes.
Ma polyarthrite, a été traitée depuis,
par anti-inflammatoires (divers et variés) avec
des périodes d'améliorations et d'aggravations,
polyarthrite qui a toujours été séronégative
avec radiographies normales!!!!! diagnostic avancé sans
certitude : polyarthrite rhumatoïde ??
Allergie qui
s'est installée: faut pas trop demander à ce
petit corps, il ne supporte pas tout.
Puis le Qi-Gong est entré dans ma vie, et j'ai réussi
plus ou moins, à contrôler mes douleurs,
grâce à ce travail énergétique,
et en faisant très attention à mes choix
alimentaires.
Par ailleurs:
Alternance de
diarrhées et constipation.
Fatigue intense
ou coup de pompe, besoin de m'allonger et dormir en pleine
journée.....
ce qui rendait
la vie familiale et professionnelle difficile et ce depuis
des années avec incompréhension de tous y
compris les médecins et traitée comme une
spasmophilie et parfois regardée avec suspicion............difficile à vivre
quand on vous taxe d'affabulatrice!!!
Quelques problèmes cardiaques sont venus en juillet1999 compléter
le tableau, tachycardie atriale sévère huit à dix
crises par jours (pulsations à 140 voir 200 ) ainsi
que malaises vagaux........traitée en février 2006 par
une ablation par « radio fréquence ».
J'avais de 2 à 5 % de risque de récidive.......je
suis dans les 5 %.......... : après 4 mois de calme,
les crises ont repris, m'obligeant à reprendre un
béta-bloquant, et envisager une autre intervention
par radio-fréquence.
Début Mars 2007,
la PCA est venue pointer le bout de son nez de nouveau,
avec une forte détermination: oreilles rouge/violet
et hyper douloureuses, gonflées et nez très
douloureux mais pas rouge. Puis douleurs trachéales
de plus en plus intenses et trachée très
sensible au toucher. Depuis mes petits ne peuvent plus
faire de gros bisous en serrant fort mon cou............
Ceci donne peut être
une explication à mes soit-disantes « angines » que
je traîne depuis des années.
Ceci m'a rappelé mes
signes de 1983, et je suis allée sur Internet, j'ai
donc fait réellement connaissance avec cette maladie, grâce
au forum créé par Admin http://polychondrite.forumactif.fr et
je vous ai découvert avec un extrême plaisir.
Merci d'être là, je ne suis plus seule et
grâce à vos informations, j'ai compris beaucoup
de mes signes que je traînais depuis tant d'années
( polyarthrite , fatigue ++++, pseudo angines , douleurs
des oreilles, souvent brûlantes sans gonflement )
Depuis j'ai donc
consulté à l'hôpital local, et je
suis traitée par 60 mg de Cortisone pour le moment,
avec amélioration de mes symptômes.
Merci le forum,
merci admin, et à vous tous
Amalnullepart/Amalpartout
C'est l'histoire d'Amalnullepart "moi"
qui ai crié pour
la 1ere fois au mois d'avril 1959.
Des études à l'école
communale de ma Bretagne natale et des études à l'internat
public en centre Bretagne. Patatras, Amalpartout est
apparu pour la 1ere fois au collège lorsque J'ai (Amalnullepart) été
atteint d'un Rhumatisme Articulaire Aigu.
J'avait 15ans. Amalpartout est
resté dans
ma vie quelques semaines mais grâce au médecin
de famille et quelques dizaines de piqures d'Extencilline
et de Cortancyl plus tard, il a disparu. Ouf !!! 3 mois
de vacances au collège c'est top.
Malheureusement Amalpartout est
revenu 3 ans plus tard dans ma vie d'Amalnullepart (homme
normal en fait) avec une rechute de RAA et
il est resté encore quelques
semaines. L'artillerie a été la même "Extencilline
et Cortancyl" mais sur une
durée de 18 mois. J'ai continué mes études
Bac et des études universitaires avec un stage de
fin d'études
qui m'a fait quitté la Bretagne pour la Normandie
que je n'ai plus quittée depuis.
J'ai vécu une période d'Amalnullepart pendant
10 ans mais Amalpartout est
revenu avec son ami Amalaudos et
ils sont restés pendant 3 ans. Les soins étaient
principalement constitués
d'Anti inflammatoires et de Paracétamol. J'ai eu
des examens sanguins qui étaient normaux. J'ai même eu
le test de la polyarthrite qui était normal. je comprends
mieux maintenant pourquoi, la polychondrite est du type
polyarthrite séronégative. Ce mot séronégative est
capital car c'est là que l'on commence à douter du psychique.
Puis revint la sérénité
pendant encore dix ans; j'ai pu faire ce
que je voulais avec mon dos. A 38 ans Amalpartout s'est
pointé avec Amalaudos de
la même manière qu'ils avaient disparu subitement du jour au lendemain.
Rebelote, Les soins étaient principalement constitués
d'Anti inflammatoires et de paracétamol. Ce séjour
des 2 Amal... dura 2 ans.
Je rentrais dans la catégorie des personnes
qui ont simplement mal au dos. Aucun signe de ces arthralgies
ne faisait penser à la Polychondrite Chronique Atrophiante.
Quelques années ont encore défilé
sans la visite d'Amalpartout et
de son coéquipier
jusqu'à la disparition
de ma mère en mars 2003. 1 mois plus tard Amalpartout est
revenu avec son neveu Amalauxoreilles.
ils ont commencé à m'empêcher
de dormir sur mes dites oreilles. J'ai vu un médecin
remplaçant qui a prononcé pour la 1ere fois
le nom de chondrite. Il a fallu plus de 2 ans avant que
la maladie soit confirmée par mon spécialiste
actuel.
Cette période a été un cauchemar
pour moi. le 1er symptôme les oreilles suivi par
une dégradation
de mes possibilités à faire du jogging. Quand
je courais j'avais des douleurs en haut du sternum qui
m'obligeaient
à faire des poses régulières. Je suis
passé du jogging,
7km en courant sans m'arrêter à 1 km de marche à pied
en moins d'un an sans comprendre ce qui m'arrivait. J'ai
vu mon état se dégrader chaque WE un peu
plus lorsque je faisais mon sport favori. J'ai définitivement
laissé tomber ce sport
au profit de la piscine qui est plus adapté pour
cette maladie. J'ai vu dans ce même laps de temps
2 rhumatologues et un professeur en dermatologie qui
ont posé le diagnostic
de spondylarthrite et peut être une polychondrite.
Durant cette période mon état s'est dégradé et
je revoyais mon médecin de famille qui à chaque
fois me redonnait des antalgiques de plus en plus forts. L'ensemble des bilans sanguins état
normal à part une légère montée
de la CRP à 15. J'ai cru
en 2004 que je ne passerai pas l'année. J'étais
courbé
de douleurs et personne ne savait précisément
ce que j'avais. J'avais également des dyspnées
qui étaient de plus en plus
fréquentes. Je remercie mon médecin de famille
qui a décidé
de m'envoyer voir le spécialiste actuel qui m'a écouté
et ausculté. Il a entendu ce que vous venez de lire.
Il a posé le diagnostic de PCA en mai 2005, 2 ans
après mes
premières douleurs aux oreilles. mon traitement était à
ce moment là constitué principalement de
20mg de cortancyl , 400mg de tramadol et 20 mg de methotrexate
par semaine. Amalpartout était
à la fête avec ses amis Amalaudos,
Amalauthorax, Amalauxhanches et
tous les autres que je citerai pas.
Je vais beaucoup mieux depuis car le traitement s'est
renforcé d'un anti inflammatoire "diclofénac" et
de colchicine. Cela m'a permis de remarcher normalement,
de dormir sur mes oreilles et ne plus être essoufflé pour
rien. le cortancyl a été réduit à 10
mg.
Un jour mon spécialiste m'a dit, vous allez mieux
parce que nous sommes deux à combattre la maladie.
J'ai dit oui car en plus je savais contre qui je me battais.
C'est la chose la plus importante "connaitre son ennemi
pour mieux le vaincre". Depuis je l'ai pris au mot,
j'ai créé mon
1er message sur FMO et j'ai fait
ami avec Amalpartout qui
a décidé de m'aider à redevenir Amalnullepart.
2 ans après j'ai créé notre forum à tous.
Nous ne sommes plus 2 comme disait mon spécialiste mais
l'ensemble des membres de forum et de l'AFPCA à
combattre la PCA.
J'espère que les prochaines années connaitront
la reddition totale de cette rongeuse de cartilage que
l'on nomme "Polychondrite
Chronique Atrophiante, Polychondrite à rechutes
ou PCA ou Relapsing polychondritis pour les anglophones".
C'est pour les moteurs de recherche !!!!
Amalnullepart et Amalpartout
|
Cette
page est le témoignage de
votre histoire avec la PCA. Ecrivez nous avec vos mots et vos émotions
sur vos symptômes, votre diagnostic et/ou votre errance médicale
et enfin comment avez vous pris
en charge votre maladie. Nous publierons les textes sur cette
page.
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