Les
AINS sont utilisés depuis de nombreuses années pour
traiter les rhumatismes inflammatoires et sont prescrits au moment
des poussées et/ou au long cours. Quelques-uns ont des propriétés
anti-inflammatoires équivalentes à celles des corticostéroïdes,
mais sans leurs effets secondaires stéroïdiens. Les AINS
sont aussi antalgiques (antidouleurs) et antipyrétiques (combattent
la fièvre).
1/ Mécanisme
d’action
Les
AINS agissent tous sur les prostaglandines qui
sont un des médiateurs cellulaires de l’inflammation (chaleur, œdème
et douleur). Ils inhibent une enzyme de dégradation :
la COX (Cyclo-Oxygénase) dont il existe deux
formes :
la COX-1 présente naturellement
dans de nombreux tissus. Elle joue notamment un rôle protecteur
de la muqueuse de l’estomac et dans la coagulation sanguine…
la COX-2 induite au niveau des sites
inflammatoires avec excès de production locale de prostaglandines.
Ces
prostaglandines sont libérées par des cellules inflammatoires
et vont amplifier la réaction inflammatoire en attirant à leur
tour d’autres cellules de l’inflammation…
2/ Classification
Les
AINS sont classés en trois familles :
l’acide
acétyl-salycilique (Aspirine),
le plus ancien
les AINS classiques (non
sélectifs)
tels : le naproxen, le diclofénac, l’indométhacine,
le piroxicam, le tenoxicam, sont parfois efficaces pour contrôler
les polyarthralgies de la PCA (effet antalgique et parfois anti-inflammatoire).
Ils inhibent à la fois la production de la COX-1 et de la
COX-2.
Cette
inhibition non sélective explique les effets secondaires liés
aux prostaglandines, notamment les risques d’hémorragies
et d’ulcères digestifs par suppression des effets protecteurs
et physiologiques de la COX-1
les
AINS sélectifs (famille des coxibs)
tels le célécoxib et le nabumétone qui inhibent
la COX-2 seule, ce qui limite les effets secondaires habituels des
AINS.
Leur
efficacité est à la fois dépendante du dosage
et du siège de l’inflammation.
Les
AINS sont souvent associés aux immunosuppresseurs et aux relaxants
musculaires.
3/ Durée
d’action
Deux
types :
brève :
exemple l’aspirine, le diclofénac (50 à 200mg)
longue :
le piroxicam (20 à 40 mg, durée d’action la
plus longue), le diclofénac sous forme Libération
Prolongée (150 mg en 3 prises)
4/ Effets secondaires
Ils
sont nombreux et différenciés en trois types :
liés à l’inhibition
des prostaglandines : Digestifs, Respiratoires, Rénaux
liés à une
réaction immunoallergique : Cutanés, Hématologiques,
Hépatiques
effets
cytotoxiques directs : ORL (vertiges, surdité, acouphènes...),
Neurologiques (céphalées, neuropathies périphériques...)
5/ Contre-indications
Elles
sont soit absolues (ulcère en évolution,
insuffisance rénale ou hépatique, asthme...) soit relatives.
Nécessité d’une
surveillance clinique et biologique rigoureuse en tenant compte des
antécédents médicaux du patient.
Du
fait de leurs nombreuses interactions médicamenteuses et du
risque d’effets secondaires cumulés, l’association
d’AINS et de Corticoïdes ou d’Anticoagulants est
interdite.
L’information
fournie sur ce site est destinée à faciliter la relation
qui existe entre le patient et son médecin ; pas à la
remplacer